Fin de spectacle

EXTRAIT DES MÉMOIRES D’AILIN DOUBLEVUE – TOME III - « DÉCOUVERTES »
mardi 11 décembre 2012
par  GIOM
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Le printemps régnait sur notre jeune Alliance. Nous savions les temps périlleux mais ce début d’été 1187 nous le prouva.

Nous étions tous réunis, y compris Tibors, dans notre Salle du Conseil au premier (et alors unique) sous-sol de l’Alliance : Xzyl et Blanche y donnaient le spectacle qui nous révéla leurs talents sur l’ombre.
Alors que le spectacle venait juste de se terminer, une cloche rouge apparut au pieds de l’Arbre et nous alerta d’un son clair et franc : deux cavaliers dont un avec un petit diablotin sur l’épaule venaient de s’arrêter devant la Pierre Noire. Nous ne connaissions pas à l’époque la signification de cette couleur rouge mais nous ne doutâmes pas qu’elle fut liée à l’Infernal.

Aussitôt, Ulfius, Amalrik et Tibors, se saisirent de leurs armes. Ulfius usa de magie pour accélérer grandement nos mouvements et nous permettre de rattraper les deux cavaliers. Trop tard. Au carrefour, personne quand nous arrivâmes.

Plus loin à Fay, nous découvrîmes un tableau d’Apocalypse. Une majorité de bâtiments était en feu. Les villageois terrorisés. Quelques uns reprochèrent à Tibors de n’avoir été là lors de l’attaque mais la plupart étaient trop affolés pour aller jusque là.

Fay est en feu

Mais le bilan humain n’était cependant modéré : Crespin, l’homme d’arme, avait été tué pour s’être interposé courageusement entre les brigands et la fille du bourgmestre. Et celle-ci avait été enlevée. Une attaque très ciblée et bien renseignée puisque tout l’argent des taxes du village avait été dérobé chez le même bourgmestre.

Nous apprîmes que les brigands étaient une douzaine avec sept ou huit chevaux et qu’ils avaient menacé de tuer leur jeune otage si nous les poursuivions. Le chef des brigands était décrit comme étant le Chevalier Noir, avec des yeux rouges, injectés de sang. Nous nous doutions déjà avoir à faire à un « faux chevalier noir » comme ce fut déjà le cas à Nantes.

L’affaire était plus grave qu’une simple attaque de brigands. La présence d’un petit démon en guise de familier sur l’un des chevaliers suffisait à elle seule à nous convaincre. Si Aodren se proposa pour rester rassurer et aider la population, nous décidâmes donc de poursuivre la piste encore chaude des brigands.

Xzyl usa de ses talents pour apprendre qu’une partie des brigands avait pris la direction de Bouvron. Nous suivîmes donc cette piste. Tibors et Bernard de Meaux, à cheval, prirent de l’avance. Nous les retrouvâmes peu de temps après, détrempés. Tous deux expliquèrent avoir été « attaqués par des vagues maléfiques ». Nous découvrîmes rapidement que la petite rivière, l’Isac, était en effet défendue par deux esprits de l’eau empêchant la traversée. Une preuve de plus que nous avions plus que de simples brigands devant nous.

Vaincre les esprits ou même les libérer nous sembla vite compliqué ou trop long et nous décidâmes de laisser pour plus tard cette adversité. La magie d’Ulfius, nous permis de sauter cette épreuve, au sens propre, sur laquelle nous devions revenir quelques jours plus tard.

"attaqués par des vagues maléfiques"Bernard de Meaux, épuisé, rentra vers Fay pour y aider Aodren et les villageois. Les autres - Amalrik, Blanche, Tibors, Ulfius, Xzyl et moi-même - poursuivirent.

La journée avançait. Nous contournâmes Plessé puis approchèrent de Guéméné-Penfao, une ville réputée pour être un territoire peuplé de féérique : nains et gobelins. Une réputation qui, nous le découvrîmes rapidement, n’était pas infondée.

C’est aux alentours de Guéméné-Penfao que Lothaire, Colin et Childéric rejoignirent notre ban. Les hommes de Tibors, de retour d’un séjour sur Blain avaient découvert Fay en l’état et, sous les indications d’Aodren, nous avaient suivi et rattrapé, grâce à leurs montures.

La soirée était bien avancée et, après une nuit et une journée de poursuite, nous décidâmes de bivouaquer.

C’est en fin de matinée le lendemain, après avoir explorer les environs à la recherche des traces de nos ennemis que nous découvrîmes enfin un sentier qui montait dans la forêt vers la « Colline au Gobelins ». Au loin le bêlement d’un mouton nous confirma que nous étions sur la bonne piste.

Le chemin s’enroulait en pente douce sur les pans de la colline jusqu’au haut de celle-ci où se dessinait la gueule ouverte d’une caverne. Nous ne connaissions pas les forces exactes de nos adversaires mais il était probable que nous fassions face à des troupes sur le qui-vive. Nous décidâmes donc d’attendre la tombée de la nuit pour agir.


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