Extrait de journal intime #1

Mæsa Sorisam
lundi 28 mai 2007
par  Benoît
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Cher journal,

Comme je suis heureuse ! Ce matin, toutes les sœurs de Comté-du-Nord se sont réunies dans ma cellule pour me réveiller en chantant « Bon Anniversaire ! » Nous étions tassées comme des Murlocs mais c’était très agréable d’entendre chanter tout le monde, après ces mois de silence.

La vie au monastère n’est pas facile tous les jours, et parfois la rigueur de nos règles me pèsent. La prêtresse Anetta m’a expliqué que le silence était essentiel pour être à l’écoute de la Lumière. Je suis assez d’accord avec elle, et il m’arrive de me sentir si proche d’elle que j’en frissonne. Mais perdre les éclats de rire, les chants et les cris de joie, n’est-ce pas aussi s’enfermer un peu dans l’ombre ? Je comprends peu à peu que nos dogmes sont bien plus complexes que je ne le croyais autrefois. Sans doute parce que mon apprentissage touche à sa fin.

Aux Vêpres, elles m’ont offert mon cadeau : c’était toi, mon journal. Je trouve que c’est une idée excellente ! Je prends donc ma plume, ce soir, pour t’écrire à la lumière de ma bougie pour essayer de te raconter un peu ma vie.

Euh...

En fait, je ne sais pas trop par où commencer.

On m’a raconté qu’un matin, un gnome est venu au monastère de Comté-du-Nord, ici, au fond de la forêt d’Elwynn. Il portait dans ses bras une corbeille, avec un bébé à l’intérieur. Cet enfant, c’était moi. Mæsa. J’ai appris plus tard que le gnome se nommait Ozzy Fulguro, et qu’il était l’un des nombreux serviteurs du puissant Theocritus, un illustre mage qui vit dans une haute tour, au cœur des bois. Ozzy a confié son fardeau à la prêtresse Anetta, qui était portière ce jour-là. Depuis, elle est devenue responsable des sœurs d’Elwynn, et elle a fait de moi l’une d’entre elles.

J’ai grandi ici, entre les murs gris du cloître, entourée de mes sœurs, baignée dans la paix d’une vie tournée vers la Lumière.

Le matin, nous nous réveillons avant le soleil pour préparer la bénédiction matinale, où nous louons la lumière du soleil levant, symbole de vie. J’aime travailler aux cuisines et je me réveille souvent bien avant les autres pour aider à préparer le repas, que nous prenons toutes ensemble après la cérémonie. Je dois avouer que j’adore la cuisine également parce qu’il s’agit de l’un des rares endroits du monastère où nous pouvons discuter. Le déjeuné se fait dans le silence. Il est parfois difficile de se retenir de pouffer de rire quand sœur Malice nous fait ses fameuses grimaces ! Autant j’aime faire la cuisine, autant je n’aime pas du tout les repas.

L’essentiel de ma journée consiste ensuite à soigner les malades à l’hospice. Beaucoup de voyageurs ou de pauvres gens des environs. J’aime ce travail, cher journal. J’aime apaiser la douleur de nos visiteurs, je me sens utile. Et puis, même si je n’a pas le droit de parler, aucune règle n’empêche nos malades de parler... J’adore les écouter parler de leurs aventures, de leurs voyages dans des contrées lointaines... Souvent le soir, toute seule dans ma cellule, je ferme les yeux pour m’imaginer voyageant moi-aussi de par le monde, arpentant les chemins d’Azeroth pour soigner les pauvres gens sur ma route.

Sœur Mascha a essayé de m’enseigner à élaborer des potions mais maladroite comme je suis, je ne cesse de faire des sottises et de briser ses flacons. Elle ne désespère pas. Moi, ce que je préfère, c’est sortir dans les bois pour aller cueillir des plantes qu’elle utilisera ensuite pour ses breuvages. Ça me donne l’impression de partir à l’aventure. Une fois j’ai vu un loup, dans les taillis. Sœur Carmen m’a dit qu’elle en avait foudroyé un avec un sort de Lumière. À mon avis, elle raconte n’importe quoi pour se rendre intéressante. Toute personne normalement constituée voyant un loup s’enfuit à toutes jambes !

Le soir, frère Sammuel vient parfois nous faire la lecture des livres sacrés pendant le repas. Il est très apprécié des sœurs, et pendant ces dîners-là on entend souvent des murmures dans le réfectoire. Il ne semble pas s’en formaliser. Peut-être que les moines n’ont pas de règles aussi strictes que nous ? On raconte qu’il instruit certains d’entre eux pour qu’ils deviennent des paladins, des défenseurs armés de la Lumière. Il y a tant de dangers qui hantent Azeroth que j’en tremble, rien que d’y penser, cher journal !

Mais il est tard, et ma bougie est presque consummée.

Je t’embrasse !


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