L’Univers des Architectes

Royal Rumble II
samedi 1er juillet 2006
par  Benoît
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J’ai déchiré les lignes de ma destinée. Me voilà seul au monde. Je n’ai plus de destin. Et dans cette solitude, j’ai découvert que quelqu’un m’observe. Une ombre, fantomatique, inquiétante à la folie...

Sommaire

1. Concept
2. Univers
2.1. Comment les Architectes gèrent-ils le caisson d’expérimentation ?
2.2. Les Destins brisés
3. Le Caisson
4. Le Laboratoire
5. Les Appareils des Architectes
6. Les Architectes et l’ectoplasme
7. La gestion du Destin
8. Les Lignes Brisées
9. Un repaire de Lignes Brisées
10. Règles
10.1. Le tarot des compétences
10.2. Les tests de compétences
10.3. Combat
10.4. Capacités spéciales des « Lignes Brisées »
10.5. Dommages des armes
10.6. L’Expérience
11. Feuille de personnage
12. Quelques personnages
13. Scénario
13.1. Prologue
13.1.1. La Mise en place de la crise
13.1.2. La Crise
13.1.3. La Nouvelle Solitude
13.2. Plus de Métro après minuit
13.2.1. Introduction
13.2.2. Rencontre avec les Mutants
13.2.3. Le Repaire des Mutants
13.2.4. Chasse aux spectres
13.2.5. Questions pour un fantôme
13.2.6. Conclusion

Concept

Le destin est une loi incontournable. Les gens naissent avec une destinée de laquelle ils ne peuvent s’échapper jusqu’à leur mort. Chacun de leurs actes est prédéterminé. Au cœur de cette tragédie terrible, quelques individus échappent miraculeusement à ce déterminisme démoralisant. Ce sont les « Lignes Brisées », qui ont réussi à rompre avec le destin en réalisant des actions qui n’étaient pas inscrites dans les lignes de leur destinée. Désormais, ils sont libres, mais seuls, dans un univers qui cherche à corriger ces erreurs. La lutte est inégale mais elle doit être menée. Pour la survie de ces « Lignes Brisées », pour ramener de l’espoir aux destinées implacables, pour qu’enfin l’Humanité vive selon ses choix.

Avertissement

Les Architectes est un jeu de rôle à secrets. Le personnage du joueur est amené à découvrir au fil de ses aventures diverses vérités fondamentales concernant son univers. Il est donc conseillé aux joueurs de ne pas lire ce qui suit, afin de ne pas gâter le plaisir de la découverte.

Univers

L’univers de jeu est un monde contemporain à dimension fantastique. L’humanité est contrôlée sans le savoir par les Architectes, qui supervisent la destinée de chacun dans le cadre d’un vaste programme de test. Ces Architectes sont des créatures supérieures, extraterrestres, qui étudient le déterminisme humain. La Terre est à l’intérieur d’un vaste laboratoire duquel aucun sujet d’expérimentation ne doit sortir. Au-delà des limites du ciel se trouvent les parois du caisson de test, recouvertes de projecteurs holographiques qui dissimule la réalité qui se déploie derrière.

Il est difficile de préciser depuis quand les Architectes dirigent ainsi l’humanité. Il est fort possible qu’ils aient créé la vie sur Terre à l’intérieur de leur laboratoire. De temps à autres, ils ajoutent ou retirent une espèce du caisson de test pour étudier les réactions du milieu. L’homme a donc été ajouté au cours de l’expérience et il pourrait bien être retiré un jour.

L’humain développe pourtant parfois un trait inhabituel chez les sujets d’expérience des Architectes : certains se révèlent rétifs à la ligne du destin qui leur est insufflée au cours de leur existence. Ils échappent alors au contrôle des scientifiques et sèment parfois la pagaille dans le caisson d’expérimentation.

Ces « Lignes Brisées » représentent un danger important pour l’expérience dans sa globalité. Ils sont cependant très précieux car les Architectes estiment qu’ils pourraient être l’aboutissement de leurs recherches. En étudiant les mécanismes qui permettent à une « Ligne Brisée » de quitter sa destinée, ils pourraient découvrir les secrets qui les intéressent depuis des millions d’années.

Comment les Architectes gèrent-ils le caisson d’expérimentation ?

Les Architectes possèdent la même échelle de taille que celle des humains mais leur évolution et leur science les ont affranchis de toute entrave corporelle. Purs esprits, ce sont des ectoplasmes omniscients.

Depuis l’extérieur du caisson, dans le laboratoire, les Architectes utilisent des machines de contrôle pour observer l’humanité. Leurs installations leur permettent de superviser depuis le ciel et de zoomer sur une personne en particulier à partir du moment où ils contrôlent les fils de son destin car ils savent exactement où chercher. La procédure est nettement plus complexe dans le cas d’une « Ligne Brisée », qui échappe à tout contrôle et agit de manière imprévisible. Les sens et le matériel des Architectes sont capables de voir à travers la plupart des molécules à l’exception du fer. Ils ne peuvent donc pas contrôler ce qui se passe sous terre ou dans des installations spécifiquement isolées par des plafonds et des parois en fer.

Les Architectes envoient parfois des sondes vérifier une situation particulière. Ces sondes sont généralement des créatures vivantes, parfois des humains, qui ont été conçues artificiellement dans le but de remplir une tâche très précise. Une fois cette tâche accomplie, elle devient totalement inutile aux yeux des Architectes, qui préfèrent la détruire pour éviter de laisser des preuves. Cette destruction des sondes se concrétise le plus souvent par un suicide inclus à la fin de la trame de sa destinée.

Les Architectes eux-mêmes ne sont pas sensés intervenir directement dans l’expérience. Il arrive pourtant de manière exceptionnelle qu’un ou plusieurs d’entre eux entre physiquement dans le caisson. Ils apparaissent tels qu’ils sont : des ectoplasmes, des fantômes composés d’une substance chimique impossible à analyser mais foncièrement paranormale.

Sur Terre, les Architectes possèdent de nombreux pouvoirs psychiques, apparentés à ceux attribués habituellement aux fantômes : télékinésie, télépathie, intangibilité, passe-muraille (à l’exception du fer). Ils sont capables d’insuffler des rêves, cauchemars ou pensées aux humains et aux autres êtres vivants, généralement dans le but de les faire agir selon leurs plans.

Les Destins brisés

En théorie, les humains vivent et agissent selon des règles strictes et complexes, celles de leur destin. Une destinée est composée de lignes directrices essentielles qui indiquent la trame principale de la vie passée, présente et à venir d’une personne. Des fils plus fins guident le destin dans les choix les plus subtils, pour finalement contrôler l’intégralité des décisions d’un individu.

Certains humains disposent de capacités leur permettant de s’affranchir de certaines lignes de leur destinée. Ils peuvent alors déchirer le plan qui leur était attribué et retrouver leur libre arbitre.

Isolés du reste de l’humanité, ces sujets intéressent tout particulièrement les Architectes, qui s’interrogent sur ces capacités. Ces dernières mettant cependant en péril l’expérience dans son ensemble, les « Lignes Brisées » sont souvent rapidement éliminés quand l’occasion se présente aux Architectes, qui essaient cependant de prendre vivant un maximum de sujets pour les étudier ailleurs dans leur laboratoire.

Les « Lignes Brisées » n’ont pas forcément conscience de leurs capacités. Elles déchirent leur destin lors d’un évènement crucial de leur existence qui ne se déroule pas comme prévu. La déviation naît de la volonté de l’individu, qui s’insurge contre son destin et qui parvient, dans ce cas précis, à s’en extraire.

Une telle déchirure provoque des altérations en chaîne sur les appareils de contrôle des Architectes, qui peuvent donc facilement détecter l’origine du phénomène. Les scientifiques observent alors attentivement les évènements, espérant en retirer des informations importantes concernant les techniques employées par la « Ligne Brisée ». Celle-ci est donc entourée très vite par des sondes envoyées par les Architectes. Elle assiste même parfois à des phénomènes paranormaux liés à l’apparition d’Architectes sous leur forme ectoplasmique.

Les « Lignes Brisées » deviennent souvent rapidement paranoïaques. Ces observations indiscrètes dont ils font l’objet finissent fatalement par leur mettre la puce à l’oreille et ils prennent peu à peu confusément conscience qu’il se passe quelque chose d’anormal.

La particularité essentielle d’une « Ligne Brisée » réside dans le fait qu’elle ne fait plus partie du système. Cette personne n’est plus prise en compte par l’univers, ce qui en fait une sorte d’oubliée. Il lui devient rapidement impossible de rester intégré à la société quand tout le monde oublie son existence : les amis s’éloignent, quelqu’un la remplace au travail, dans son couple et rapidement sa vie est effacée de la réalité.

Retirée du monde, une « Ligne Brisée » doit affronter de nombreux problèmes de survie. Le contrôle de se capacités devient alors crucial, lui permettant d’agir au milieu de tous sans subir de conséquences. Aucun policier n’enquête sur un crime ou un délit commis par une personne n’ayant pas d’existence officielle...

Cependant, chaque action d’une « Ligne Brisée » entraîne des répercussions dans la trame du destin des personnes impliquées par ses choix. Ces ondes de choc, plus ou moins fortes, sont perçues par les appareils de contrôle des Architectes, qui peuvent ainsi suivre à la trace les « Lignes Brisées »... et envoyer des sondes pour intervenir dans le cas où la perturbation deviendrait dangereuse pour l’expérience.

Combien existe-t-il de « Lignes Brisées » ?

La chose est difficile à quantifier étant donné que chacune d’entre elles reste invisible aux yeux du reste de l’humanité. Mais les « Lignes Brisées » peuvent parfois se rencontrer. Ils se repèrent entre eux à l’aide de plusieurs légers indices : contrairement aux autres humains, ils n’oublient pas ce qui s’est passé avec d’autres « Lignes Brisées », ils réagissent de manière plus dynamique quand ils sont sollicités. Et surtout, ils apprennent à reconnaître des altérations dans la trame du destin collectif pour repérer leurs semblables. Cette technique se développe de manière innée, comme une sorte d’instinct, mais certains utilisent également des machines qui mesurent les modifications sur certaines lignes de destinée. Ces machines ont été créées d’après des informations données par des Architectes, qu’ils aient coopéré volontairement avec les « Lignes Brisées » ou qu’ils aient été capturés et forcés à révéler ces informations.

Plusieurs groupes de « Lignes Brisées » se sont formés et ont organisé une forme de résistance contre les Architectes. Ils protègent leurs repaires sous terre pour éviter l’œil inquisiteur des laborantins, ils s’équipent d’appareils extraterrestres subtilisés dans le laboratoire ou construit d’après des plans d’Architectes. Leur but est de repérer les nouvelles « Lignes Brisées » pour les contacter et les informer pour préparer une révolte massive contre l’oppresseur Architecte. Certains estiment également que si l’expérience est trop fortement menacée, les Architectes pourraient... supprimer la Terre en détruisant le contenu du caisson d’expérimentation. Ces pessimistes peuvent parfois devenir des agents doubles, contrôlés par les Architectes. La lutte contre l’oppresseur est un jeu risqué en raison de la surveillance constante et quasi omnisciente des Architectes et de leurs sondes. La récompense ? Le libre arbitre pour tous, et la possibilité pour les « Lignes Brisées » de réintégrer enfin l’humanité qui les ignore.

Le Caisson

Le caisson d’expérimentation renferme la planète. Il dispose d’innombrables instruments permettant de donner aux Terriens l’illusion d’un univers déployé autour de leur monde. La Terre est seule, même la Lune est factice.

Les limites du caisson sont situées à quelques milliers de kilomètres au-dessus du sol. Les bordures ne sont pas particulièrement protégées car les Architectes estiment que personne ne peut y parvenir sans attirer leur attention.

La paroi du caisson mesure environ un kilomètre d’épaisseur. Un plan de coupe dévoile d’abord, du côté intérieur, des plaques holographiques adaptatives de haute technologie mêlées à des caméras permettant d’espionner les Terriens (quelques dizaines de centimètres d’épaisseur, du matériel hautement sophistiqué et relativement fragile). On tombe ensuite sur du blindage épais (2 ou 3 mètres) qui fait du caisson une prison pratiquement inviolable.

Au-delà du blindage, des coursives d’entretien se déploient sur des milliers de kilomètres le long de la bordure intérieure. L’entretien est géré par des sondes humaines (des personnes au destin spécifiquement créé pour s’occuper des installations du caisson sans jamais s’inquiéter du reste). On trouve donc des systèmes de survie, des serres abritant des cultures alimentaires, des appartements spartiates, des cantines, des hôpitaux...

Les sondes humaines qui s’occupent de l’entretien du caisson n’ont développé aucun langage. Elles sont nées « programmées » et connaissent donc en détails les tâches qu’elles doivent accomplir jusqu’à leur mort. La communication avec d’éventuels Terriens s’avère donc très compliquée. Ce sont des créatures solitaires, elles n’ont pas d’instinct de reproduction, pas de relations sociales. Un long travail psychologique sur une telle sonde pourrait cependant l’amener à retrouver des éléments d’humanité (apprentissage du langage, découverte de sentiments comme l’amour...)

Les coursives d’entretien sont en contact avec les machineries du caisson. Ce sont des salles gigantesques, de plusieurs kilomètres de diamètre, où se trouvent des générateurs surdimensionnés alimentant toute l’installation. Des machines modifient la gravité, d’autres gèrent le déplacement des étoiles factices dans le ciel artificiel de la Terre... Les sondes humaines se déplacent dans ces lieux en utilisant des véhicules à anti-gravité ressemblant à des plates-formes inesthétiques capables de s’élever sans bruit dans l’espace.

Derrière les kilomètres de machineries, on trouve un dernier blindage, encore plus imposant, qui isole le caisson du laboratoire. Une centaine de mètres d’un blindage moléculaire pratiquement indestructible permet aux Architectes de rester à l’abri des éventuels problèmes pouvant survenir à l’intérieur du caisson.

L’isolement n’est cependant pas intégral. Il existe plusieurs sas permettant aux Architectes de faire entrer et sortir des matériaux ou des sujets d’expérience. Eux-mêmes étant immatériels, ils sont capables d’aller et venir sans contrainte à travers le blindage pour se rendre sur Terre ou simplement pour surveiller les sondes de la maintenance.

Les sas sont contrôlés par informatique, selon des codes et des logiques propres à la civilisation extraterrestre des Architectes. Il est donc extrêmement difficile pour un humain, même une « Ligne Brisée », de manœuvrer les portes d’un sas du laboratoire. Le plus simple serait de persuader un Architecte d’ouvrir lui-même le sas ou d’attendre qu’il s’ouvre dans le cadre d’une expérience particulière.

Le Laboratoire

Réalité au-delà du voile, le laboratoire des Architectes révèle à quiconque y pénètre des vérités inconcevables aux humains normaux. L’environnement y est d’une dimension à perdre la raison. C’est à la fois un lieu et un espace, les lois physiques y semblent différentes de celles qui ont cours sur Terre, à l’intérieur du caisson d’expérimentation.

L’endroit est sombre et immense. On peut apercevoir dans le lointain des lueurs sans cesse mouvantes, comme le clignotement d’une infinité d’écrans d’ordinateurs qui tapisseraient l’univers.

Les Architectes étant des créatures immatérielles dotées de pouvoirs télékinétiques, il n’y a pratiquement aucune structure de soutient dans cette zone. De loin en loin, on peut trouver des écrans de contrôle, généralement des projections holographiques sans support solide, parfois des machines permettant de donner des ordres qui se répercutent dans le caisson d’expérimentation.

Il y a environ un millier d’Architectes, dans le laboratoire, présents en même temps. Comme le laboratoire lui-même de semble pas disposer d’infrastructures liées à la vie quotidienne des Architectes on peut aisément soupçonner qu’ils ne viennent dans le laboratoire que pour le travail. Ils vivent ordinairement en-dehors de cet espace, à l’Extérieur, une zone que les humains ne connaissent que de nom. Il est nécessaire à un humain qui voudrait se déplacer dans le gigantesque laboratoire de disposer d’un vaisseau spatial ou d’une plate-forme anti-gravité. Sans quoi il se trouverait bloqué à la surface extérieure du caisson.

Vu du laboratoire, le caisson est un horizon gigantesque, une sphère de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres de diamètre, hérissée de milliard de dards, des fils métalliques qui pointent vers le « ciel », plus précisément en direction d’une consol de contrôle. Chacun de ces dards est la représentation physique d’une ligne de destinée. C’est une antenne reliant les impulsions d’ordre supérieur émises par les machineries du laboratoire aux sujets d’expérience se trouvant à l’intérieur du caisson.

Un ordinateur d’Architecte ou une machine compatible peut permettre de lire les impulsions relayées par les dards, voir d’accéder aux données pour les modifier. Les Architectes eux-mêmes font d’ailleurs parfois de cruelles expériences sur leurs sujets de laboratoire à l’intérieur du caisson, par exemple en enchaînant les coups du sort pour analyser les réactions d’une personne sur laquelle le destin s’acharne.

Les Appareils des Architectes

La technologie extraterrestre des Architectes est nettement supérieure à celle de l’humanité. Leurs ordinateurs utilisent des neurones dynamiques compressés dans des espaces confinés qui pourraient s’apparenter à des cerveaux métalliques. Techniquement l’ordinateur ne réalisera que les phases de calcul indispensables à la résolution du problème au lieu d’effectuer des tâches inutiles. Cette optimisation technologique rend leurs machines plus efficaces et leur procure une certaine autonomie.

Les Architectes étant immatériels, la plupart des objets qu’ils utilisent ne sont pas facilement utilisables par des humains. Entre autres défauts, ils ne possèdent pas d’éléments tactiles : clavier, boutons, manettes ou autres commandes physiques sont remplacées par des contrôles fonctionnant au son ou à l’ordre psychique. Certaines commandes normalement utilisées à l’aide de leurs talents télékinétiques restent cependant manipulables par des humains, parfois au prix de dangereux bricolages.

Dans le laboratoire, les machines des Architectes ne sont pas limitées par la taille, certaines mesurent plusieurs dizaines de kilomètres de long, notamment les super-ordinateurs à neurones qui gèrent les lignes du destin des milliards d’êtres vivants contenus dans le caisson d’expérimentation.

D’autres objets technologiques sont de taille beaucoup plus abordable, comme les relais de commande, des boîtiers de la taille d’une boîte à cigare permettant aux Architectes d’envoyer des ordres aux grandes machines ou de communiquer les uns avec les autres. Ces boîtiers sont des objets physiques qu’un Architecte pourrait facilement égarer sur Terre lors d’une expédition en milieu expérimental. Les organisations de « Lignes Brisées » possèdent chacune plusieurs objets de ce type, qui leur permettent d’en apprendre beaucoup sur leurs ennemis.

Les Architectes et l’ectoplasme

Les Architectes sont des extraterrestres. L’univers entier étant une vaste supercherie, il est difficile de déterminer clairement leur origine. Ils viennent tout simplement de l’Extérieur, d’au-delà du laboratoire où la Terre est confinée dans son caisson d’expérimentation.

Physiquement, un Architecte mesure entre 1,5 m et 2 m. Il est translucide et laiteux, on ne distingue à sa surface ni membres ni organes sensoriels, il s’agit simplement d’une masse fantomatique capable de se déplacer en lévitation, laissant derrière elle des traînées d’une substance étrange, l’ectoplasme.

L’ectoplasme, analysé par un laboratoire scientifique, est composé d’éléments qui échappent à la science humaine. C’est une substance d’origine extraterrestre, provenant directement de l’Extérieur, un lieu où les lois physiques ne sont pas les mêmes que celles qui règnent sur Terre. L’ectoplasme est une preuve matérielle du passage d’un Architecte, c’est même une signature personnelle, qui diffère d’un Architecte à un autre.

Les « Lignes Brisées » les plus organisés récupèrent des échantillons d’ectoplasme pour traquer les Architectes qui s’aventurent sur Terre. La capture est complexe, entre autres en raison de l’intangibilité de la cible, qu’il est cependant possible d’emprisonner dans une cage d’énergie (un cube de Faraday).

La gestion du Destin

Le grand projet des Architectes consiste à diriger la destinée des êtres vivants dans le caisson d’expérimentation, autrement dit sur Terre. Leurs expériences influent sur le destin de certains êtres afin d’analyser leur comportement, notamment la lutte qu’ils entreprennent quand le sort s’acharne. Une telle étude du déterminisme pourrait avoir plusieurs raisons. Entre autres hypothèses, certaines « Lignes Brisées » ont émis l’idée que les Architectes essayaient de prouver l’existence de Dieu. D’autres suggèrent que les Architectes seraient eux-mêmes prisonniers d’une autre entité supérieure et leurs recherches auraient alors pour but de développer des armes pour se libérer eux-mêmes de leurs chaînes. Cette idée, assez répandue dans les groupes de « Lignes Brisées », se base sur une cosmologie d’imbrication des univers, où chaque niveau serait dirigé par un niveau supérieur. Tout comme l’humain observe au microscope et cultive à sa guise des organismes microscopiques, d’autres entités feraient la même chose sur les Architectes, tout en étant elles-mêmes le jouet de quelque chose de plus grand, plus fort et plus mystérieux encore.

Techniquement, le destin de chaque créature est précalculé dans les machines du laboratoire. Les données sont envoyées via les dards à l’intérieur du caisson, où chaque sujet reçoit les informations nécessaires à ses choix quotidiens au fur et à mesure de son existence. Le scénario de l’histoire de l’humanité réside donc dans les machines des Architectes, où il est donc virtuellement possible de lire l’avenir.

À l’aide d’instruments de mesure des Architectes, il est possible de visualiser les lignes du destin. Des traits lumineux de couleur variable selon les émotions qu’ils véhiculent descendent du ciel et se focalisent sur les individus. Quand une personne doit prendre une décision importante, faisant entrer en ligne de compte plusieurs émotions, plusieurs destins autres que le sien, différentes lignes peuvent alors apparaître et se croiser sur des zones de convergence, parfois avant même que l’événement se produise. Quand la personne concernée se place au centre des lignes, son choix déterminé se déclenche sans qu’elle puisse faire autrement. Seules les « Lignes brisées » semblent avoir le pouvoir de résister aux impulsions imposées par les lignes du destin envoyées par les Architectes.

Les « Lignes Brisées »

Les « Lignes brisées » doivent leur surnom à la capacité de conserver une marge de décision lors des moments cruciaux de leur existence. Ce sont en apparence des humains comme les autres. Leur talent caché se dévoile le plus souvent lors d’une prise de décision très importante dans leur vie. Ils refusent le choix que leur impose le destin... et contrairement aux autres humains, ils parviennent à faire entendre leur décision, brisant du même coup les lignes qui leur étaient destinées.

Les « Lignes Brisées » renaissent lors de cet évènement, qui bouleverse à jamais leur existence. Il est impossible de prédire quel humain deviendra une « Ligne Brisée » ou à quel moment ce changement se produira. C’est d’ailleurs l’un des mystères sur lesquels s’interrogent les Architectes.

Une fois les lignes du destin brisées, l’individu se retrouve entièrement isolé du reste de l’humanité. Les gens qu’il côtoie l’oublient en quelques heures et s’il conserve des preuves matérielles de son existence, elles ne lui sont que de peu d’utilité, étant donné que personne ne l’écoute bien longtemps.

La « Ligne Brisé » découvre rapidement qu’elle est observée. Partout autour de lui se cachent des agents des Architectes, les sondes, des humains créés dans le seul but de rapporter leurs observations à leurs concepteurs avant de s’auto-détruire.

Si la « Ligne Brisée » reste seule trop longtemps, elle devient souvent folle et commence à agir de manière inconsidérée. La population alentours ne faisant plus attention à elle, elle multiplie les actions d’éclat pour attirer l’attention, allant jusqu’aux prises d’otages, explosions... Toute action sociale durable lui est impossible. Participer aux élections n’aurait aucun sens puisque le monde oublie sa présence quelques heures après sa dernière apparition publique.

Quand les actes du sujet gagnent en importance, deux solutions cohabitent :

- Les Architectes estiment que cette « Ligne Brisée » devient dangereuse pour l’expérience et ils la retirent du système, soit en tuant le sujet, soit en l’emportant dans le laboratoire pour lui faire subir des tests et tenter de comprendre ses réactions et la capacité de lutte contre le destin.
- D’autres « Lignes Brisées » le repèrent et entrent en contact avec elle. La plupart du temps ils lui expliquent plusieurs vérités que le sujet ne pouvait jusqu’alors soupçonner, dans le but de le persuader de se joindre à la lutte contre les Architectes. La compagnie d’autres personnes comme lui et se souvenant de lui permet généralement au sujet de retrouver rapidement ses repères... à moins qu’il ne sombre définitivement dans la folie.

Un repaire de « Lignes Brisées »

Les « Lignes Brisées » sont des individus solitaires. Leurs groupes sont presque toujours leur unique contact social durable, il s’y développe donc souvent des sentiments d’attachement très fort. Malgré cela, on trouve peu d’enfants dans leurs repaires. En effet la capacité de lutter contre le destin n’est pas héréditaire et voir son enfant suivre aveuglément son destin est une souffrance difficilement tolérable pour une « Ligne Brisée ». Par ailleurs, l’éveil de leur capacité se produit rarement avant l’adolescence. Les « Lignes Brisées » sont donc essentiellement des adultes.

La capacité de lutte contre le destin n’est pas liée à d’autres facteurs, on trouve donc des « Lignes Brisées » issues de toutes les populations. Leur isolement les met de toute façon à l’écart du reste de la société.

Un repaire de « Lignes Brisées » est presque toujours souterrain. La plupart des groupes savent que les Architectes ne peuvent pas voir à travers le fer, ils utilisent donc cette matière comme une protection élevée autour de leurs antres. Les égouts, les grottes, le métro ou une simple cave forment des planques idéales pour se cacher des sondes ou des systèmes de surveillance qui scrutent la planète depuis le ciel.

Les groupes de « Lignes Brisées » sont rarement importants. On compte une vingtaine de membres, parfois beaucoup moins. Plus le groupe est important, plus il dispose d’informations concernant la réalité de l’univers et l’existence des Architectes.

Quelques groupes communiquent entre eux, de manière codée. Mais les échanges restent rares car le risque de se faire repérer est très important. Seules les informations jugées vitales sont envoyées par ces canaux. La plupart des « Lignes Brisées » préfèrent parler de bouche à oreille à leurs interlocuteurs.



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