Lettre testamentaire de « Mammouth » à sa fille Nina Callahan

Aide de Jeu
vendredi 12 octobre 2007
par  Benoît
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- M. Jack « Mammouth » Callahan,
- 75896XP Nothing Hill,
- London,
- England

Dear Nina,

Si tu lis cette lettre, c’est que je suis mort. Autant t’avouer tout de suite que ça m’ennuie aussi, mais je n’ai certainement pas pu faire autrement. J’aurais tellement voulu rester plus longtemps auprès de toi. Maintenant, il est trop tard.

Mais s’il est trop tard pour que j’apprenne enfin à te connaître, ma grande fille, tu peux encore savoir qui je suis. Car ma vie a toujours été un peu un secret, une aventure vécue en solo. Et j’aimerais que tu la partage au moment où je quitte la scène.

Mon histoire commence en 1967, dans la banlieue de Londres qu’on appelle Soho. À l’époque, c’était l’un de ces quartiers à la mode où les bourgeois allaient s’encanailler une fois la nuit tombée. Mon père, Augustus, était un ouvrier modeste mais au cœur droit, qui travaillait dans les usines Jaguar pour monter à la main des voitures pour les nantis. Ma mère, Liu était une superbe femme, très orientale, qui conservait une allure de reine malgré sa condition de ménagère miséreuse. Elle était si impressionnante avec sa prestance qu’elle s’est vite fait surnommée " Fifi ", comme l’impératrice… Elle était couturière dans un atelier du quartier, mais elle travaillait souvent tard à la maison.

Notre maison, c’était le septième étage d’un immense immeuble de l’après-guerre, laid et gris qui ne donnait qu’une envie, de sortir. Ma grand-mère vivait avec nous. Drouchka, la maman de ma maman. Elle me racontait chaque soir des histoires de fantômes et de légendes héroïques des montagnes d’Asie. Elle était népalaise, et mon père ne l’aimait pas beaucoup.

Toute mon enfance, je l’ai passée à courir les rues pour gagner de quoi manger. C’était souvent de petits boulots de commis pour les commerçants. C’est comme ça que j’ai appris à connaître la grande ville mieux que personne. À l’école, on ne peut pas dire que j’étais dans les premiers, mais je me suis vite forgé une réputation après avoir assommer le caïd de l’époque.

Je ne devais pas avoir plus de dix ou douze ans à cette époque. Je me souviens, ce jour-là avait très mal commencé. J’étais très timide, tout petit et plutôt calme (le croiras-tu ?). Je traînais tranquillement dans un coin de la cour après m’être fait réprimander par le surveillant général quand le caïd est arrivé, suivi de sa bande de voyous. Il a commencé à me taquiner pour faire le malin, et il a tiré mon costume, qui s’est déchiré et je suis tombé dans la boue. J’ai pensé à ma mère et à tout le travail qu’elle avait fait pour coudre ce costume et je n’ai plus réfléchi. J’ai bondi et frappé de toutes mes forces. Quand j’ai repris conscience des évènements, j’étais dans le bureau du directeur et l’autre était à l’infirmerie…

Depuis ce jour, la bande du caïd s’est ralliée derrière moi et j’ai pu faire ma loi dans les rues pendant quelques années. Mais à 17 ans, je suis tombé sur un os et au cours d’une violente bagarre, un punk m’a cassé le bras gauche. J’ai compris ce jour-là que la violence ne résout jamais rien définitivement. Car le punk était ce jeune caïd de l’école. Je me suis alors replongé dans les études pour décrocher une bourse.

Finalement ce ne sont pourtant pas les études qui m’ont permis de financer mon collège, mais mes performances sportives. Pour ma rééducation, on m’avait inscrit à l’École de Sports de Combat Royale de Londres et j’ai rapidement progressé. À 19 ans, j’ai complètement abandonné les cours pour préparer le championnat national de boxe anglaise, que j’ai gagné sans problèmes. Complètement grisé, je suis parti pour Rome pour affronter le champion du monde en titre, Kalim Fayed, un Pakistanais. Et là une fois de plus, la violence, même sportive, m’a frappé au visage : Fayed m’a écrasé sur le ring, me faisant reprendre conscience de la futilité de mes efforts. Sans hésiter, j’ai abandonné la compétition pour partir à l’armée.

Tu me diras que ce n’est pas abandonner la violence que de s’enrôler ! Mais mon père venait de mourir un an après ma grand-mère et ma mère était malade. Il me fallait de l’argent rapidement.

Heureusement, l’entraînement était facile. Je suis passé sergent en un rien de temps avant de passer dans les FSSM (Forces Spéciales Sous-Marines, tu sais, il y avait des photos de mes vieux copains sur le téléviseur). Le travail d’équipe me plaisait plus que le fait d’user des armes. J’adorais plus particulièrement les missions d’entraînement dans les eaux magnifiques des Bahamas. Oui, je sais, tu as trouvé ce carnet de l’époque où je parle de toutes ces femmes. Mais tu dois comprendre que les vahinés ont quelque chose de spécial… Même si d’autres peuvent avoir aussi ce détail particulier. Je suis resté quelques mois avec Cahina et je pensais même à tout plaquer pour rester dans les îles quand la Guerre du Golfe a commencé.

Le Royaume-Uni a décidé d’envoyer des troupes discrètes en appui aux Américains et mon équipe a été sélectionnée. Poussé par mes hommes (et, je l’avoue, l’attrait d’un combat réel), j’ai préparé mon départ pour la Mer Rouge. Cahina, en apprenant mon départ, a fondu en larmes. Elle m’a supplié de rester auprès d’elle. Je n’ai pas cédé, plein d’orgueil guerrier, et aveuglé par la promesse faite à mes hommes. Deux jours après le départ de mon sous-marin, j’ai appris par câble qu’elle s’était jetée du haut d’une falaise.

La Guerre du Golfe reste pour moi le pire souvenir de mon existence, Nina. Crois-moi, c’est ce qu’il y a de pire dans l’histoire de l’homme, la guerre. Aveuglé par le chagrin, j’ai plongé dans l’action dans l’espoir d’une vaine consolation. J’ai massacré plusieurs camps militaires, et saboté des installations sans aucune prudence, pourtant le Cordon du Mérite que j’ai reçu n’a été qu’un poignard de plus planté dans mon cœur meurtri.

Tu sais, il n’y aurait pas eu Ryo, je crois que j’aurais continué jusqu’à trouver la mort dans ces bêtes missions-suicide. Ryo Saeba était dans l’équipement lourd, et je lui ai " sauvé la vie " en chargeant une position irakienne. Sauf que le lance-missiles qui paralysait leurs véhicules était en carton et que je suis passé à travers en courant… Ce qui m’a valu le surnom de « Mammouth » (ce qui ne me plaisait pas vraiment, mais on se fait à tout. Malheureusement). Ryo et moi, on est vite devenu inséparables, et quand la guerre s’est achevée, on est allé démissionner ensemble pour monter une petite affaire. Ryo pensait à un commerce de babouches et j’étais prêt à le suivre n’importe où. Pendant les hostilités, j’avais appris la mort de ma mère.

Bizarrement, c’est à cette époque que mon destin m’a croisé. Si j’avais su… Je ne devais pas avoir plus de 22 ans, mais je quittais le campement des officiers pour la dernière fois quand un homme portant un costume impeccable s’est approché de moi.

« Vous êtes bien Jack Callahan ? » qu’il demande. Je lui dis oui. « Je m’appelle Bond. James Bond. Enchanté, Monsieur Callahan. » C’était un barbouze, un agent secret. Il m’a expliqué que les Services Secrets britanniques avaient besoin de mes talents. Je lui ai demandé lesquels, et il m’a répondu : « Mais c’est évident, Monsieur Callahan ! Vos talents de guerrier ! » Mon sang n’a fait qu’un tour et je lui ai sèchement répondu qu’il pouvait aller au diable… En fait, c’était en termes un peu plus fleuris, je sortais d’un guerre, que diable ! je l’ai peut-être aussi un peu frappé… Bref nous nous sommes quittés fâchés et j’ai grimpé dans la première jeep venue pour partir vers le désert. Ce qui m’ennuyait le plus était de devoir quitter Ryo sans rien dire, mais je craignais que l’armée ne me demande des comptes. Il se trouve que je me trompais, Monsieur Bond n’a jamais porté plainte. Peut-être m’avait-il compris au cours de notre entrevue, Nina ? Il ne m’en a jamais reparlé.

Toujours est-il que Ryo a du abandonner son ambitieux projet commercial. Je dirais, heureusement ! Il est rentré en Angleterre pour finir de brillantes études et ouvrir un bureau de détective privé sur Londres. Mai je ne l’ai appris que dix ans après.

Quant à moi, j’ai vidé le réservoir de la jeep vers Ad-oueb, en plein désert. J’ai passé la soirée et la nuit à discuter avec les gens du désert et au matin, j’ai décidé de continuer à voyager, sans penser à l’arrivée. J’ai laissé la jeep contre un sac et des vivres (surtout pas d’armes) et je suis parti à pied.

J’ai marché pendant deux ans pour laver mon passé de toutes ses larmes. Et quand mes yeux ont été secs, j’ai regardé autour de moi et j’étais en pleine montagne, au Nord de l’Inde. Le vent était froid, il faisait nuit, mais le temps était clair. Devant moi, de l’autre côté une vallée, j’apercevais les lumières d’un monastère bouddhiste.

Je t’ai souvent dis que mon père Augustus était un anglican fidèle et qu’il m’a forcé pendant dix ans à aller avec lui aux offices (qui étaient d’un ennui…). Mais comme maman restait indécise en religion (sauf sur la fin, quand elle a vu la mort approcher et qu’elle s’est tournée vers l’église la plus proche pour préparer son salut), on ne m’avait jamais vraiment forcé à embrasser une religion particulière. Hé bien c’est à cette époque que je me suis intéressé pour la première fois au bouddhisme.

Les moines étaient calmes, en paix. Ils m’ont rapidement appris que la sagesse réside dans le cœur de chaque homme qui sait apprécier le silence (chose que je connaissais bien après deux années de marche en solitaire). Ils m’ont aussi indiqué d’autres lieux où apprendre à comprendre la sagesse.

J’avais trouvé un but. Me comprendre pour comprendre la vie. Mon périple s’est poursuivi, mais de manière constructive et joyeuse.
Je suis arrivé au Népal, dans le temple Shao-Lin de Mi Ding Fu. Là j’ai découvert que le combat pouvait être source de bien-être s’il est compris comme un art de vivre plutôt que comme un outil de destruction. Les maîtres kung-fu m’ont enseigné leurs techniques pendant trois ans jusqu’à ce qu’on me dise que j’étais moi-aussi devenu un maître. J’avais vaincu le champion du tournoi du temple sans même forcer ni vraiment comprendre ce que cela représentait. Le mot victoire n’avait plus de sens pour moi, le plaisir était de combattre.

J’ai alors quitté les montagnes pour descendre dans les grandes plaines de Chine. J’ai rencontré de nombreux adversaires, et j’ai appris de chacun d’entre eux. Certains m’ont battu, j’en ai vaincu d’autres. Mais j’ai appris à donner autant qu’à recevoir et rares furent les combats mortels.

Mon grand voyage initiatique s’est achevé quand je suis arrivé à Hong-Kong. J’avais traversé tout le continent asiatique, et la mer était devant moi. Le soir, j’ai combattu dans un bar sombre pour quelques billets crasseux et j’ai à nouveau ouvert les yeux. Il me fallait trouver un nouvel objectif.

Crois-moi Nina, si ton bougre de père adoptif pouvait te donner un conseil à suivre, ce serait de toujours changer de but. Car si jamais tu l’atteins, la vie n’auras plus aucun sens pour toi.

Je suis donc resté quelques semaines à Hong-Kong et j’ai rencontré quelques négociants en armes. Comme je connaissais bien le matériel, ils m’ont engagé comme consultant. Une rencontre s’est mal passé et j’ai du les tirer de là en combattant les Triades. Reconnaissants, les vendeurs m’ont conseillé de m’installer en tant que mercenaire et m’ont aidé à trouver des contacts et des fonds pour démarrer facilement.

Comme la Chine n’était plus très sûre pour moi (les Triades ne rigolent pas avec les tueurs de ninjas) j’ai accepté des contrats dans des pays lointains pour quitter l’Asie.

De cette époque, je n’ai gardé qu’un minuscule Bouddha de pierre que m’avait donné l’un des moines du monastère, Sherpana. Je te le lègue de bon cœur, si tu réussis à le retrouver là où je le cachais.

C’était en 1995, je crois. J’avais établi mon Q.G. à Tinfassa, au Rwanda, et mes commanditaires me faisaient souvent intervenir discrètement au Burundi dans le cadre de la guerre ethnique locale. Les gouvernements français et belges étaient en train de mettre sur pied toute une opération visant à installer le pouvoir de manière solide, ce qui se traduisait dans les esprits des gens par une éradication sans merci des autres ethnies. Enfin je faisais mon travail le plus proprement possible, le plus souvent en détruisant du matériel. Autant que possible, je remplissais des contrats pour les deux camps principaux, histoire de ne pas faire pencher la balance. J’ai eu la chance de fraterniser avec quelques dirigeants (qui m’ont renié depuis pour d’autres raisons), ce qui me permettait de développer mon petit commerce sans soucis.
Seulement au bout de deux ans, le conflit s’est envenimé et tout a subitement dégénéré en un massacre organisé. J’ai vu des piles de cadavres humains déchiquetés par les hyènes qui rôdaient autour des villages morts. J’ai vu brûler des enfants, des gens courir sans leurs pieds, coupés net à la machette…

Toutes ces horreurs m’ont fait changer de position, et j’ai commencé à venir en aide aux victimes, quelque soit leur bord. Grâce à quelques amis burundais, j’ai installé dans un village une antenne médicale, et j’ai utilisé jusqu’à mon dernier penny pour financer l’achat de médicaments. Le docteur Lisa Gordon s’est jointe à nous et nous faisions notre possible apaiser les souffrances. Malheureusement l’intensité du conflit m’a vite forcé à organiser la défense de notre hôpital de campagne. Je visitais donc les villages voisins après les raids pour piller les armes sur les cadavres. Souvenir douloureux, mais je tenais grâce à l’idée de la protection juste que j’apportais aux vivants.

Et c’est dans le village de Kashissa que j’ai entendu un cri. Les pleurs d’un enfant, qui venaient d’une case en train de brûler… je me suis approché, je suis entré à l’intérieur et, un mouchoir sur la bouche pour lutter contre la fumée, je suis allé te chercher. Tu étais nue, blessée en de nombreux endroits et gravement brûlée. Tu portes d’ailleurs encore pour toujours une marque sur l’épaule gauche. Tu semblais avoir sept ou huit ans et tu étais très faible. Tu n’as rien fait quand je t’ai prise dans mes bras, mais tu as cessé de pleurer pour le regarder, l’air perdue. Et là, j’ai su que tu serais ma fille.

C’était étrange cette situation. Une petite fille chinoise dans une hutte en flamme, au cœur de l’Afrique noire par un britannique (enfin, oui, malgré des origines plus coloniales)… En un instant on avait déjà fait le tour du monde !

Dehors, j’entendais des vrombissements de moteurs. Un groupe armé s’approchait. Sans plus penser à l’équipement que j’étais venu chercher, je suis sorti en courant du village, sans me retourner.

Les jours suivants ont été difficiles pour toi. D’abord à cause de tes blessures, ensuite à cause de la peur. Tu m’as raconté pendant longtemps tout ce que tu avais enduré. Et je t’ai promis, tu te souviens ? que jamais les Triades ne te retrouveraient.

Quand les Casques Bleus de l’O.N.U. sont enfin arrivés, j’ai quitté le pays par le premier avion. Lisa Gordon était morte la veille dans un grenier à manioc en flamme. Les grains ont explosés et il n’est plus rien resté à vingt mètres à la ronde. Pauvre Lisa, elle a vraiment tout donné pour ces malheureux. C’est elle qui t’a soigné quand je t’ai ramené. Elle ne m’a jamais posé de question quand elle t’a vu. Ça ne l’intéressait même pas de savoir qui elle soignait. Elle laissait les autres poser les questions.

Pendant un an, je suis resté en Angleterre avec toi, je t’ai appris la langue. Tu as pris ton nouveau nom, et tu es allée à l’école de Briston. En même temps, j’ai rétabli mes connections avec les services secrets de la couronne. James Bond, pas rancunier, a demandé mon aide officiellement pour une mission de nettoyage de marée noire dans les Highlands. Je n’ai pas trop le droit de parler des détails de ce genre d’opération, tu comprends ? Ensuite j’ai effectué une autre mission en service commandé à Londres. Ryo t’a rencontré pendant que j’étais à Londres et il t’a gardé pendant une semaine. Quand je suis revenu, vous étiez inséparables ! Ensuite on a passé quinze jours de vacances de rêve au Mexique, tu te souviens ? Tu étais fascinée par la civilisation aztèque.

C’est au Mexique que j’ai rencontré Maria. Elle m’a persuadé de la suivre au San Theadoros pour l’aider à renverser le gouvernement dictatorial en place. Pendant un an, nous avons pataugé dans la boue, en pleine jungle, armés par les surplus complètement dépassés de l’ex-Union Soviétique. L’Enfer Vert, disent les indigènes en parlant de la jungle amazonienne. Nous avons tenu le palais présidentiel pendant deux jours avant l’assaut des forces du général Asnar, équipé par la C.I.A. : chars d’assauts, chasseurs de combat, lance-flammes et défoliants pour détruire la forêt, refuge des guérilleros… En une semaine, un an de combats s’est envolé.

Pourtant j’étais devenu célèbre. Un peu moins que Che Guevara, mais suffisamment pour être appelé d’un bout à l’autre du monde pour venir en aide aux groupes de soldats désespérés. Je suis parti au Proche Orient, où j’ai du signer des contrats avec tous les chefs de guerre de la région ou presque. Le général Massoud en Afghanistan, les rebelles irakiens, les Indiens pakistanais… Pendant ce temps, tu es reparti en Angleterre pour avoir une vie normale. Il fallait que tu deviennes un vraie lady. Je savais que tu finirais par me remercier, même si j’avais mal de te savoir si loin.

Alors quand j’ai reçu un appel de Londres qui me demandait de travailler pour le M.I.6, j’ai accepté, pour me rapprocher de toi. Tu sais, cette histoire de violon dérobé à un grand musicien ? Si j’avais su que cette histoire m’entraînerait en Suisse ! Bref, après presque un an de recherches, Ryo m’a aidé à débusquer notre voleur et j’ai pu demander officiellement à être rattaché au bureau central du M.I.6 comme « recrue ». Ce nouveau statut m’a permit de gagner en stabilité, et surtout d’avoir le sentiment de toujours travailler pour la bonne cause. Quand j’étais mercenaire, je devais toujours chercher où était la vérité pour savoir si mon employeur ne me faisait pas agir contre mes propres codes moraux.

C’est grâce à mon travail aux services secrets que j’ai rencontré Ludivine. On travaillait tous les deux ensemble avec d’autres agents (dont le bon vieux Ryo Saeba…) et tu as vite compris qu’elle était un peu une nouvelle maman pour toi. Ça m’a fait plaisir.

Mais Ludivine est décédée des suites de ses blessures au terme de la mission. J’étais désolé pour toi, désolé tout court. Pourtant un enquêteur m’a déclaré juste avant mon départ que tu avais rencontré une dame à ton école ce mois-ci. Serait-ce vraiment Ludivine ? Je n’arrive pas à y croire.

Ma chérie, il faut que tu découvres qui est vraiment cette femme. Ne te laisse pas piéger par les apparences. Tu dois être prudente.

Il y a aussi les Triades, qui pourraient un jour retrouver ta trace, malgré mes efforts pour te dissimuler. Si jamais tu te sens menacée, n’hésite pas à contacter Ryo, il saura quoi faire. Sinon, va à Mi Ding Fu, au Tibet. C’est le nom du monastère qui m’a accueilli. Là-bas tu seras veillée comme nulle part.

Fais-moi confiance, la vie peut être si belle ! Ne soit pas pressée de me retrouver… car ton jour arrivera toujours trop tôt.

Your Dady,

Old Jack


- © CéBen - ChéDo 1993-2007
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